27 juillet 2009
Les achats sont-ils influencés par le moral ?
On pourrait le croire. En tout cas, mes quatre achats musicaux du jour arborent chacun une jaquette particulièrement sombre. Voyez plutôt :

"Damnation", qu'il est écrit en bas à droite.
C'est vrai, je commence par le pire. Mais ce CD, c'est un de ceux qui me suit depuis quatre bonnes années et qu'il fallait vraiment que j'intègre dans ma CD-thèque. Opeth, je n'apprécie pas particulièrement : le trip "Hurlator le Retour", toutes magistrales que soient les compos du groupe, je n'ai jamais vraiment accroché malgré ma bonne volonté. Pourtant, ce groupe se paye le luxe d'avoir un chanteur qui sait AUSSI se parer d'une voix claire. Et là, j'adhère. Damnation, c'est "l'album acoustique" du groupe, comprenez par là qu'au lieu d'être rageur et torturé, il est triste et torturé. Inutile d'y chercher un quelconque réconfort, l'effet délivré par l'écoute de cet album serait plutôt celui de se laisser sombrer dans une masse sombre et cotonneuse, douce mais angoissante. Mais c'est beau, c'est très très beau.
J'en vois qui sourient. C'est vrai, Nightwish n'est pas à proprement parler le groupe qui se décrit le mieux par les termes "bon goût". Le métal symphonique scandinave, c'est quand même particulier. Mais j'y peux rien, Nightwish c'est mon trip, c'est un des premiers groupes qui m'a fait penser "tiens, c'est vachement cool la musique, je ferais bien de m'y intéresser un peu plus, et peut-être en jouer aussi". Les grosses nappes de synthé accompagnées de gros riffs métalleux, c'est un peu moins mon truc maintenant, mais parfois ça fait du bien par où ça passe. La particularité de cet album, le dernier du groupe en date, c'est qu'il a un nom abominable c'est qu'il s'agit de l'album "d'après", comprenez d'après le départ de Tarja Turunen, chanteuse qui portait littéralement le groupe par sa voix absolument formidable. Il faut avouer, la nouvelle chanteuse ne lui arrive pas à la cheville, mais les compos suivent, et ça c'est bien.
Cette boîte a un petit je-ne-sais-quoi d'air de fête si on la compare aux précédentes. En fait, j'ai un peu triché, cet album n'a rien de déprimant, il a au contraire la capacité de me foutre une pèche incroyable. L'énergie qui s'en dégage est communicative et est au moins aussi efficace que celle qui sort d'un bon vieil Appetite for Destruction, rien que ça. Un p'tit coup de fatigue ? Une dose de Hardcore Superstar et un jogging à poils autours du pâté de maison ne vous fera plus peur. Le tester, c'est l'approuver.
Je succombe à la hype si je veux. Parce-que c'est bien gentil d'acheter des albums qu'on connaît par coeur, mais il faut parfois se laisser le plaisir de la découverte. Dans le cas de Kap Bambino, l'écoute du premier album m'a au moins permis de ne pas faire un achat totalement aveugle, mais un peu quand même vu qu'il s'agit là de leur second. Kap Bambino, c'est français, c'est de l'électro, et c'est un peu punk aussi. Ca va vite, la chanteuse hurle, et ça donne aussi envie de danser. C'est un peu court par contre, juste une demi heure de musique. Dans quelques écoutes je saurai s'il s'agissait d'un achat judicieux ou non.
24 juillet 2009
Et maintenant.
Ecouter, lire. A l'instant : Peter Bjorn & John, album Writer's Block. Ca me plaît, ça me plaît même beaucoup. Quant à la lecture, un petit passage dans une librairie d'occaz' devrait, j'espère, étancher ma soif. J'ai envie de SF, de la bonne vieille SF qui t'envoie sur Alpha du Centaure ou qui détruit la Terre un grand coup. Du Robert C. Wilson par exemple. Pas du Asimov, y'en a marre de Asimov. Ou alors je pourrais me lancer dans Hypérion, si je trouve le premier tome, il paraît que c'est très bien dans le genre.
Ca me rappelle que j'ai recommencé Universal War One, la BD SF de Barjam, et qu'une fois plus c'est incontestable : il s'agit probablement de la meilleure série que j'aie lu. C'est vrai que j'aime aussi la BD, il ne faudrait pas que je l'oublie, ça fait bien longtemps que je n'en ai plus acheté. Hormis les Boulet bien sûr, mais ça me plairait bien de replonger dans une nouvelle série dessinée, ce n'est d'ailleurs pas le choix qui manque.
Hier je suis retombé sur un vieux blog 20six que je tenais jusqu'il y a plus de deux ans (presque trois en fait, j'y ai écrit le dernier article le 14 octobre 2006). Ca m'a fait bizarre de relire tout ça, surtout que j'écrivais beaucoup à l'époque, et que le fait que je n'avais montré ce blog à personne me rendait finalement très libre (notamment d'y écrire pas mal de conneries). J'y ai revécu mes premiers concerts, mes 17 ans (c'était hier non ? Ah bah non.), et pas mal d'instants futiles qui m'ont arraché plus d'un sourire. Il faudrait que j'imprime tout ça avant que les serveurs ne lachent, c'est une bonne manière de ne pas perdre certains souvenirs qui auraient disparu sinon. Un concert devant des chevaux, une soirée mémorable finie dans la déchéance la plus totale (je signale à qui de droit que j'y ai trouvé la confirmation de la date exacte), une journée de festival (tiens, déjà), diverses lubies, une fin d'exams mouvementée, etc... Je savais que c'était pas perdu tout ça.
23 juillet 2009
Hey hey Zombie Man
J'avais justement besoin de nouveaux hymnes pour me rebooster, de nouveaux morceaux entraînants et motivants. Ironie du sort, c'est Zombie Man le bien nommé qui m'a tapé dans l'oreille aujourd'hui. Normal. Merci Primal Scream.
15 juillet 2009
Festivals : c'est reparti.
Demain c'est Dour, et comme à chaque veille de Dour, je stresse de n'avoir rien oublié. Comme d'hab, j'oublierai sûrement quelque-chose de fondamental, mais j'estime être arrivé au point où aucune révélation n'arrivera à moi.
Tout cela me ferait presque perdre de vue qu'il y a deux jours, j'étais aux Ardentes, en guise d'entraînement d'une journée à ce qui m'attend les jours prochains. J'avais donc jeté mon dévolu sur dimanche, alléché par la présence de groupes tels que Ghinzu et Peter Bjorn & John, par exemple. Qu'en fût-il ?
Passons rapidement sur les groupes vus rapidement d'un oeil trop distrait pour pouvoir en dire grand chose : il y a d'abord eu Rodriguez, un vieux chanteur du style Bob Dylan qui avait l'air bien bon mais difficile de juger sur trois morceaux de fin de concert, puis Miss Platnum, une chanteuse du style hip hop accompagnée d'une poignée de cuivres qui mettaient une sacrée ambiance, une bonne surprise suivie assis dans l'herbe. S'en est suivi la fin de (attention c'est compliqué) de Mulatu Astatake & Heliocentrics, le Mulatu en question étant un vieil éthiopien joueur de congas (je crois) et Heliocentrics un collectif de musicien, et les deux ensemble donnaient un truc très prenant, le vieux semblait être carrément en transe. Après on a regardé un peu Gabriella Cilmi, relativement insipide et oubliable et puis, curieux, on a voulu jeter une oreille sur Phantom featuring Lio. Oui, Lio. Celle de Banana Split et de la Nouvelle Star. En gros, ce que j'ai compris, c'est que Phantom est un groupe qui invite régulièrement un chanteur différent. En tout cas, pour ceux qui en douteraient encore : Lio ne sait pas chanter, c'est clair et net. J'ai d'ailleurs rarement vu une salle se vider aussi rapidement, de dégoût je présume. Bon, évidemment, 'fallait être con pour en espérer grand chose, c'est vrai.
On dirait pas comme ça, mais elle chante faux là.
Toujours est-il qu'à cause de cette blague, j'ai raté le début du set de Peter Bjorn & John, un groupe suédois qu'il est vachement bien. J'attendais de les voir en live pour en être tout à fait convaincu et cette fois je le suis, convaincu. Comme son nom l'indique, il y a trois membres dans ce groupe, un batteur-chanteur, un guitariste-chanteur qui s'éclate, et un bassiste-chanteur qui s'emmerde (du moins en apparence). Ce que j'ai apprécié, c'est leur cohésion, leur jeu, leur show, leurs compos, et leur talent tout simplement. J'ai d'ailleurs été tout surpris d'apprendre que l'ultra-connu Young Folks était d'eux, vu que je ne connaissais que leur cinquième et dernier album, Living Thing. Une de mes prestations préférées de la journée.
Ensuite, on a été voir Alela Diane, chanteuse américaine qui peut s'enorgueillir d'une superbe voix, mais qui n'est pas parvenue à me faire décoller. Je dois pas trop aimer le folk, c'est con. Juste un détail, le morceau The Pirate's Gospel est quand même vachement rigolo, en live ou en studio. Après ça, on a zappé The Subways et on est plutôt resté là à attendre Sharko, groupe belge dont j'entends parler depuis suffisamment longtemps pour que j'aie envie de voir ce qu'ils ont de le ventre. Et bien ce que j'en pense, c'est qu'en matière de show, ceux-là n'ont plus beaucoup de leçon à apprendre, particulièrement leur leader David Bartholomé. En voilà un qui sait s'adresser au public, le relancer quand il faut, et faire de l'humour comme il me plaît ("Merci ! Bonsoir ! Merci ! Bonsoir ! Merci ! Bonsoir !"). Puis à côté de ça, leur set était bien rôdé, à la fois rock et dansant, a foutu une putain d'ambiance dans la salle, le tout sans aucune anicroche. Du tout bon concert.
La faim nous tenaillant, nous avons raté Cold War Kids (petit regret pour ma part, j'aurais bien voulu voir ce que ça donnait) mais avons débarqué pendant le set de Julien Doré (si si, lui) pile au moment de son single bien connu dont je citerai pas le nom. Mine de rien, ça envoyait. Ca envoyait aussi pendant le morceau suivant. Puis après c'est devenu chiant. Alors je sais pas si on a raté le meilleur avant d'arriver, mais finalement j'étais déçu. Déçu de Julien Doré, ouais, 'faut le faire mais j'avais fini par croire que c'était un personnage particulier, tout ça. Finalement non. Ce mec sait faire le show quand il veut, mais finalement il vaut pas plus qu'un quelconque autre chanteur.
Un grand flamand qui ne s'appelle pas Roland.
Après on a vu Ozark Henry, du moins une bonne partie de son set. Bizarrement, je ne sais plus en dire grand chose à part que ça m'a plu et vaguement évoqué AaRON (un peu Coldplay aussi, mais ce ne serait pas lui faire de la bonne publicité). En bref, c'est un grand flamand à la voix surprenante qui utilise très bien ses claviers et qui est assisté d'un sacré batteur. Mais finalement on est sortis pour se reposer les pieds et les oreilles avant le dernier gros morceau de la journée : Ghinzu.
Ghinzu, ça fait longtemps que je voulais les voir. Déjà, j'aime beaucoup leur musique, même si leur dernier album m'a un peu déçu (prenant morceau par morceau, mais indigeste dans sa totalité), et ils ont une excellente réputation en concert. Je m'étais promis un déluge de son dans la gueule, un John Stargasm en showman classe, et à un putain de concert en général. Et puis il y a la réalité. La réalité c'est que j'ai vu un bon concert. Mais pas le putain de bon show que j'attendais. C'était pourtant bien parti : comment résister à un groupe qui débarque sur scène sur la Marche Impériale ? Le problème, c'est qu'après une telle arrivée, il faut assurer, du côté des musiciens comme des ingés son. Et ce qui nous a vite frappé, c'est des problèmes techniques, des détails chiants : le chant trop bas, des larsens, ce genre de chose. Du côté des musiciens, autre truc : un certain manque de cohésion. A gauche, il y avait le bassiste et guitariste présents dans le groupe depuis longtemps, très classes et très bons, et de l'autre côté il y avait le petit nouveau : Jean Montevideo. Mais que fout ce mec dans ce groupe ? OK, il a l'air de bien s'amuser, c'est important, mais non content d'être une véritable tête à claque, on dirait qu'il essaye de s'attirer une part de gloire du groupe en faisant bande à part et en s'agitant tout seul dans son coin. Je n'ai juste pas compris ce qu'il apportait au groupe, au contraire des autres musiciens. Qu'il reste chez MVSC, ce que j'en avais vu m'avait un peu convaincu là au moins. Quant à John Stargasm, il lui est arrivé de chanter faux. Rien de grave, mais décevant quand même. Dlors du coup je me demande s'il était fatigué ou s'il est juste surestimé, comme ce groupe tout simplement. Le public était pourtant largement acquis à leur cause.
Eux, ils sont classe, pas comme l'autre boulet.
Voilà, c'était une très bonne journée, malgré la légère dépeption finale, mais je n'ai pas regretté de traverser la Belgique pour passer une journée à Liège. Dernier truc quand même, parce-que 'faudrait pas que ça paraisse normal : la bouffe est chère, beaucoup beaucoup beaucoup trop chère. Sur ce, demain je pars à Dour, où j'espère passer un festival aussi bon que l'an passé, et je reviendrai pour un nouveau compte-rendu.
02 juillet 2009
Acquisitions musicales
C'est l'évidence, revoilà juillet. Et, ça n'a rien à voir, j'ai fait des acquisitions. Une bonne dizaine de CDs, de manière à fêter en bon capitaliste la fin (et la réussite) des examens et surtout de cette putain d'année de merde d'un point de vue cours. A vrai dire, j'ai rattrapé en très peu de temps une année d'hésitations concernant l'achat d'albums ("hooouuu je les veux tous, je prends rien"). Mais procédons dans l'ordre.
J'ai d'abord cédé à l'achat d'une nouveauté : le dernier, et controversé, Depeche Mode. Après quelques premières écoutes, Sounds of the Universe n'a en effet que peu de rapport avec le précédent, Playing The Angel. Je le qualifierais de plus audacieux, de moins évident à l'écoute. A vrai dire, pour l'instant, seules les trois premières pistes (In Chains, Hole to Feed et le fameux Wrong) m'enthousiasment particulièrement, ainsi que l'étrange et court instrumental Spacewalker, qui m'évoque terriblement certaines compos de Nobuo Uematsu dans Final Fantasy XIII, un morceau nostalgeek donc. Le reste, pour l'instant, m'indiffère ou m'agace. Mais j'ai lu que cet album s'appréciait sur le long terme, et il a au moins le mérite de suffisamment travailler ma curiosité pour que je me penche à nouveau dessus avec plaisir. Quand je connaîtrai toute la discographie du groupe, je me permettrai peut-être des comparaisons plus travaillées, mais je doute que je finisse par apprécier Sounds of the Universe autant que le formidable Violator. Prochaines étapes dans ma découverte du groupe : Ultra, Songs of Faith and Devotion, Music for the Masses et Exciter, que je ne connais soit que fragmentairement soit pas du tout. J'en connais peu sur Depeche Mode en fait, et peut-être tant mieux, ça me promet encore du plaisir en découvertes.
Du côté de mes autres acquisitions, il y en a un certains nombres qui étaient déjà "rentabilisés" depuis longtemps, beaucoup écoutés mais jamais achetés, on y trouve :
- Playing the Angel, de Depeche Mode
- Demon Days, de Gorillaz (enfin ! C'est un de mes albums préférés toute musique confondue)
- Made of Bricks, de Kate Nash (ça peut surprendre, mais j'aime beaucoup sa musique)
- Le premier album des Scissor Sisters (du bonheur en barre pailletées)
- Appetite for Destruction, des Guns'n'Roses (What else ?)
- Dance of Death, de Iron Maiden (j'aurais pu tout aussi bien en prendre un autre, mais c'était le moins cher parmi mes préférés)
- Du Ciment sous les Plaines, de Noir Désir (du bon gros rock dans la gueule)
- Andy Warhol, du Velvet Underground (un album légendaire dans sa discothèque, ça fait toujours classe, surtout quand il est si bon)
Du côté des découvertes, parce-que c'est cool aussi de découvrir des trucs directement en les achetant (y'a ce côté risqué un peu suranné que connaissaient nos parents avant l'avènement du téléchargement, pardon à eux), quatre albums :
- Third, de Portishead. Ecouté une fois en entier ce soir, casque sur les oreilles, allongé dans le jardin les yeux face au ciel pendant que le soleil se couchait : ça fait du bien par où ça passe. C'est pas joyeux pour un sou, mais propice à la méditation, sans non plus pousser excessivement au suicide (du moins pas explicitement). Et c'est surtout très beau.
- Empire, de Kasabian. Malgré son hideuse pochette, je me suis laissé tenter par le second album du groupe anglais dont j'apprécie beaucoup le premier du nom. Après une première écoute à moitié attentive, je ne suis pas déçu, ni dépaysé, mais y'a une certaine évolution. Il va me plaire celui-là, je le sens.
- Soft Power, de Gonzales. Alors celui-là, un véritable pari. Tout ce que je connaissais sur le mec, c'est une apparition remarquée à Taratata où il a joué du piano les yeux bandés entre deux vannes et qu'il a battu le record du monde du plus long concert de l'Histoire il y a quelques semaines de cela en jouant plus de 27 heures sans s'arrêter. Y'a que les québecqois pour être aussi dingues. J'en termine justement la première écoute, et malgré une horrible frayeur avec le second morceau de l'album qui est tout bonnement atroce (ça ressemble fort à une parodie, mais nom de dieu, 'fallait oser, quels horribles saxophones, je ne suis pas certain de m'y faire), je crois que ça me plaît, mais en tout cas c'est très particulier. Il s'amuse, le Gonzales, il fait ce qui lui plaît avec son piano, et ça se sent. J'ai pas fini de le cerner, surtout qu'il s'est apparamment frotté aussi à l'électro, au hip hop, ainsi qu'à la production d'autres artistes tels que Feist et rien de moins que Charles Aznavour. Pas n'importe qui donc.
Je dois vous avouer quelque-chose : Gonzales me fait peur.
- Enfin, pour terminer cette petite liste, accueillons Daydream Nation, de Sonic Youth. S'agissant d'un groupe légendaire qui a sorti une brouette d'album, il faut bien commencer par l'un d'entre eux. Bon, je triche un peu, je l'avais déjà écouté une fois avant de l'acheter, mais ça me plaît. Je m'attendais à me faire agresser dès le premier morceau mais en fait pas du tout, Teen Age Riot est une magnifique rampe de lancement pour profiter du CD, c'est bruyant mais pas rebutant, ça se laisse apprécier dès la première écoute si on est prêt à encaisser autre chose que du lisse et policé (je venais de me manger le premier album des Stooges, ça a dû aider).
Voilà, c'était la note musicale du jour !






