Ne pique pas les yeux, évite les noeuds.

Mût.

26 avril 2009

Back to festival.

Hier donc, accompagné de mes cousines et d'une de leurs amies, je suis allé au festival Un Soir Autour du Monde, dans les ruines de l'abbaye de Villers-La-Ville. Le décor : des ruines magnifiques, deux scènes (nous n'en fréquenterons, à peu de chose près, qu'une seule), un ciel gris, et relativement peu de monde. Oui, peu de monde, chose surprenante même si la publicité autour de l'événement a quand même  été carrément absente, ce qui est bien dommage vu la qualité de l'affiche et la beauté de l'endroit. Mais bref, finalement, assister à des concerts sans risquer de crever étouffer par la foule n'est pas si grave.

Qualité de l'affiche, disais-je donc. Une affiche typée "chanson française alternative" si j'osais dire. Bon, en gros, j'y allais pour Debout sur le Zinc et Thomas Fersen, ce qui n'est déjà pas rien. Cela ne nous a pas empêché d'arriver et de voir le collectif Ntoumos finir de se démener face à un public plus que clairsemé, et c'est dommage car ils balançaient un sacré bon son, mélange de hip-hop et de grosses guitares, même si leur myspace insiste aussi sur des influences jazz. Bref, c'était cool, mais passons à la suite. Felipecha, entraperçu quelques minutes, ne me laissera qu'un vague souvenir sympa avant d'aller me payer un pain-saucisse rachitique sans oignons à 3€60 (sans oignons bordel, c'est un scandale !). Enchaînons enchaînons.

Enfin, voici ceux pour qui nous étions venu. Il faut savoir que ma cousine est pote avec Debout sur le Zinc et les a déjà vu une bonne trentaine de fois ; du coup, on a carrément été invité, ce qui est quand même la classe, avouons-le. Déjà conquis par leur gentillesse ("- et c'est qui le type sympa à qui que je viens de serrer la main là ?" "- le chanteur" "-ah bah putain"), et leur album Des Singes et des Moutons (que j'écoute depuis déjà plusieurs années), il ne me restait qu'à les voir confirmer ce qu'y m'était asséné depuis des heures : ils sont super bon sur scène. Et je ne peux que confirmer, j'étais loin de connaître tous les morceaux joués, mais c'était magistral, un putain de concert suivi du deuxième rang. Sept membres, sept bêtes de scène, tous aussi présents l'un que l'autre. Mention spéciale au chanteur HYPER SYMPA, dont on se demande s'il est possible de lui virer son sourire, et au contrebassiste dont la performance scénique n'a pas fini de me faire rêver. Du coup, évidemment, j'ai craqué, et je me suis payé l'album que j'écoute en ce moment, De Charybde en Scylla, qui est vachement bon (J'ai et Aller Simple, pour ne citer qu'eux, sont aussi bon sur album qu'en live, rien que pour les mélodies qui s'accrochent au cerveau et ne le quittent plus).

Pour vous donner une vague idée du concert, voici une petite vidéo pêchée presqu'au hasard :


DEBOUT SUR LE ZINC : J'ai

Le mieux dans tout ça, c'est qu'à la fin d'un concert pareil, je serais déjà reparti complètement ravi. Du coup, le concert de Thomas Fersen faisait carrément office de "bonus sympa", genre j'aurais pu m'en passer. Thomas Fersen merde. Pour ce concert, changement de tactique : on s'éloigne, histoire de profiter des jeux de lumière et de la vision de la scène perdue au milieu des ruines d'une abbaye. Je me demande ce qu'aurait pensé un moine du XIIIème siècle à la vue d'un troubadour vêtu comme... comme... comme ça :

Thomas_Fersen

Forcément, ça surprend, mais on s'y fait vite, le personnage en lui-même étant déjà tellement spécial que son acoutrement paraît vite évident. Au final, c'est un grand artiste qu'on a pu admirer, enchaînant ses morceaux très professionnellement sans oublier de communiquer avec le public (de manière "fersenienne" cependant, je ne peux toujours pas affirmer avec certitude qu'il n'était pas complètement défoncé). Jouant quelque'z'uns de ses hits (La Chauve-Souris, Monsieur, mais pas Le Chat Botté, à mon grand regret), il a également défendu son dernier album (que je ne connaissais pas) et s'est même permis de réciter un poême, comme ça, pour rire, et de laisser chanter son guitariste le temps d'un morceau. Bref, malgré le peu de monde présent, c'est sous une pluie d'applaudissement (et la pluie tout court) qu'il a fini par quitter la scène, peu après minuit.

Une très très bonne soirée qui me fait attendre avec une impatience plus grande encore les festivals de cet été, en espérant assister à au moins un ou deux d'entre-eux.

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25 avril 2009

Give me good good times around the bend !

Après avoir craqué récemment sur les Ting Tings et leur We Started Nothing, dont les morceaux Great DJ et Shut Up And Let Me Go n'ont pas fini de me faire sautiller, voilà que je flashe totalement sur The Asteroids Galaxy Tour. Bon, je ne connais vraiment que leur single Around The Bend (qui avait servi pour une pub d'Apple) et bien sûr, je le découvre après tout le monde mais quand même, quel pied ! J'ai bien envie de me payer leur album, juste pour voir ce qu'il vaut. Il n'empêche que je dois me rendre à l'évidence : j'aime la pop acidulée, pas prise de tête, voire carrément hype. Choc. Ma passion pour les Scissor Sisters aurait dû me mettre la puce à l'oreille.

Ecoutez-moi ça, c'est pas juste bon ?


The Asteroids Galaxy Tour - Around The Bend (HQ)


Après ce message express, je dois vous laisser car je vais me préparer pour aller voir Debout Sur le Zinc et Thomas Fersen à Villers-La-Ville. Une bonne soirée en perspective. Ha!

Posté par Nonivuniconnu à 15:15 - Coin Zik' - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 avril 2009

Un peu de lecture, si vous avez le temps.

En retournant dernièrement sur le blog de Maître Eolas après n'y avoir pas mis la souris pendant quelques semaines, je suis tombé sur deux articles qui m'ont particulièrement intéressé et plu. Ceux qui me connaissent le savent, je crois, j'aime les débats et les discussions, ce qui implique un minimum de contradiction. Il m'arrive de tomber dans la contradiction gratuite, et je le regrette en général très vite, mais en général j'aime bien argumenter et discuter, parfois juste pour le plaisir de mettre en avant un point de vue intéressant, même s'il n'est pas forcément le mien. Je trouve ça important, ça évite de stagner.

Et justement, parmi les gros buzz récents, il y a eu cette phrase du pape, relayée absolument partout avec indignation. Indigné, je l'ai clairement été aussi en entendant que les préservatifs n'étaient pas une solution contre le sida, en gros. Je n'ai d'ailleurs pas été plus loin, j'ai même fait, comme la plupart des gens, l'association "pape=vieux connard". Normal.  En plus, si on y ajoute l'affaire Williamson et celle de la fillette brésilienne excommuniée, y'a même plus besoin de réfléchir, l'évidence est là. Vraiment ? Je suis le premier à dire qu'il faut se méfier un minimum des médias, et je gobe sans réfléchir une information formulée comme une attaque en règle contre une cible facile et vendeuse ?

Le problème n'est pas le contenu de la phrase sur le préservatif, le problème c'est de se demander si ça n'a pas été tiré de son contexte, voire même carrément reformulé par facilité. Et je n'y aurais pas pensé si je n'avais pas lu cet article de ce cher Eolas. Si vous avez un peu de temps, jetez-y un gros coup d'oeil, ça vaut la peine. Après, on est d'accord ou pas avec cette réflexion, mais je trouve qu'elle ne manque pas de courage. Les voix discordantes, je trouve ça indispensable au bon fonctionnement d'une société, et cette quasi unanimité contre le pape et l'Eglise en général me paraît juste trop facile. Pourtant, Dieu sait  (ah ah) si je ne porte pas l'Eglise dans mon coeur, je la trouve anachronique, agaçante, absurde, vous voyez ? Mais ça n'empêche pas de réfléchir un peu.

Et ce que je trouve encore plus fort de la part de cet avocat, c'est de défendre brillamment l'Eglise catholique en partant de trois cas médiatiques récents et puis, six jours plus tard, expliquer aux strasbourgeois que oui, ils peuvent s'opposer tout à fait légalement à la police quand elle leur impose de fermer leur gueule (illégalement cette fois). Mieux, leur donner les outils légaux pour s'opposer efficacement au "pouvoir". Comme quoi on peut défendre une entité conservatrice et être un rebelle dans l'âme, moi je trouve ça fun. C'est ici, c'est intéressant et en plus c'est rigolo.

Extrait :

Donc que faire si la police sonne chez vous pour s'offusquer d'un drapeau pacifiste ?

1 : Refusez-lui d'entrer. La police n'a pas le droit de pénétrer de force chez vous si elle n'a pas été mandatée par la justice (commission rogatoire, mandat d'arrêt, ou d'amener, etc), si elle n'est pas en enquête de flagrance (et ces drapeaux ne constituent pas un délit), si elle n'a pas été appelée depuis l'intérieur du domicile, sauf état de nécessité supposant un danger grave et imminent. Attention : si vous commettez un outrage, la police peut agir en flagrance et dès lors pénétrer chez vous. Soyez d'une politesse mielleuse.

2 : Demandez aux agents de prouver leur qualité en exhibant leur carte professionnelle. Un air patibulaire et un brassard "POLICE" sont des indices d'appartenance aux forces de l'ordre, mais insuffisants en soi. Profitez-en pour prendre note de leur nom et matricule, pour que si le préfet continue à dire qu'il s'agit d'éléments isolés agissant de leur propre chef, on puisse les retrouver et leur poser la question.


Voilà, en gros, c'était un article pour vous envoyer ailleurs de mon blog, mais hésitez pas à repasser un jour.
Petit récapitulatif :

Maître Eolas défend l'Eglise
Maître Eolas défend les pacifistes

Posté par Nonivuniconnu à 17:55 - Trucs divers - Commentaires [0] - Permalien [#]



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