17 septembre 2009
A propos de l'humour noir
Je me suis permis récemment de faire une légère plaisanterie à propos du 11 septembre, ce à quoi il m'a été répondu que je n'avais pas le droit d'en rire car il y avait eu beaucoup de morts ce jour-là. Ça m'a attristé. Pourquoi ? Parce-que ça semblait sous-entendre que rire d'un évènement tragique traduisait automatiquement l'inconscience du drame qu'il représente. Et là je réponds non, non, et encore non. Si je ne me permets pas une plaisanterie gentille à propos du 11 septembre 8 ans après les faits, je m’interdis toute forme d’humour noir, et je n’en ai pas envie.
Car je suis d’avis
qu’on peut rire de tout, qu’il faut rire de tout, le plus possible, mais sans
blesser personne. Bien sûr que je ne vais pas aller chanter les parodies nazies
de Francis Kuntz à mon
grand père déporté, c'est tellement évident, ça le blesserait beaucoup, mais ça
ne m'empêche pas de rire dans mon coin aux conneries grolandaises, simplement parce-que
c'est drôle. Je suis absolument horrifié quand je regarde Apocalypse, je hurle
intérieurement face à de telles abominations, et c'est pour moi une raison
supplémentaire de rire un maximum sur le sujet quand on m'en donne l'occasion.
L'un n'empêche pas l'autre. Rire de l'horreur est une manière de s'en protéger,
une manière de montrer que ça ne nous a pas atteints, que l'horreur n'a pas
tout à fait gagné. Le jour où on pleurera tous et qu'on aura perdu l'envie de
rire, là l'horreur aura gagné. Mais moi j'ai pas envie que l'horreur gagne,
alors je ris si on m'en donne l'occasion.
Les images du 11 septembre, on les a vues, revues, encore et encore, jusqu'à la
nausée, et je sais ce qu’elles représentent. Passons sur les élucubrations
conspirationnistes, elles sont anecdotiques face à la réalité des victimes non
seulement du jour même, mais des conséquences de l'évènement : en Afghanistan
et en Irak pour ne citer qu'eux. Et ce serait oublier Bali, Madrid, Londres,
Bombay, Karachi, et toutes les autres villes touchées par des attentats… Et là
je n’en reste qu’aux attentats, je pourrais aussi évoquer un génocide par-ci ou
une famine organisée par-là. Seul un déséquilibré aurait l’indécence de
déclarer que ça n’a pas d’importance. Moi je dis que ça a de l’importance, ça
me touche, je suis ébahi de fureur et d’impuissance face à de tels ravages. Et
pour toutes ces raisons, j’estime avoir le droit d’en rire. Pas de me moquer, mais
de rire, ne fut-ce que pour préserver ma santé mentale.
14 septembre 2009
Nickhornbysme des vacances.
Les vacances se terminent. Inutile de répéter à quel point elles ont été à chier en ce qui me concerne, je n'y aperçois que quelques souvenirs positifs. Il est temps pour moi, vraiment temps, de reprendre un certain rythme et, en gros, de faire des trucs, parce-que si ça continue le peu d'estime de moi-même qu'il me reste va partir en fumée.
Cela dit, j'ai bouffé une assez grande quantité de musique durant ces vacances, à ce niveau c'est presque de la boulimie. Alors en avant pour un nouveau nickhornbysme, facile à faire vu qu'il ne s'agira que d'évoquer les morceaux qui ont marqué grosso modo la période allant de fin juin à début septembre. Des morceaux que je vais d'ailleurs m'empresser d'associer à de nouveaux souvenirs dans les semaines qui viennent. Remarquez que Lastfm est assez pratique pour ce genre d'exercice.
- In Chains, de Depeche Mode. CD acheté à la toute fin des derniers examens, alors que j'étais si content d'entamer trois mois sans études. Plus j'écoute l'album Sounds Of The Universe, plus je l'apprécie. Alors que j'avais beaucoup de mal avec des morceaux comme Fragile Tension et Peace au début, je les écoute avec de plus en plus de plaisir. Il n'empêche, c'est probablement le morceau qui ouvre cet album que je préfère, glaçant mais vraiment prenant.
- Bulletproof, de La Roux. La hype je sais, encore la hype. Mais ce morceau est super efficace quand même, parfois la hype c'est bien, même si elle est un peu kitsch.
- 007 Is Also Gonna Die, de Nephew. C'est danois, c'est viril, un peu caricatural, mais j'aime bien. Il faut dire que j'ai flashé sur ce morceau à peu près en même temps que sur Zombie Man, quand il en fallait assez peu pour m'enthousiasmer sur quelque-chose d'un peu motivant. Ça ressemble un peu à du Depeche Mode vaguement boosté à la guitare électrique, pas de quoi flageller un chamois, mais ça m'a vachement aidé à faire le trajet de la gare du midi au centre dispatching de Belgacom (il aurait très bien pu figurer dans mon premier nickhornbysme).
- Swastika Eyes, de Primal Scream. Forcément. Il était évident que je sélectionnerais un morceau de XTRMNTR pour cette série. Celui-là est un de mes préférés de l'album, complètement survitaminé, c'est pas pour rien qu'il a été remixé par les Chemical Brothers (remix qui figure d'ailleurs sur l'album).
- Dead Lazers, de Kap Bambino. De l'électropunk. C'était pas dit que ça me plairait, mais ça le mérite de bien vider le crâne de la merde qui s'y loge. Ça part dans un trip complètement techno à la fin d'ailleurs (vaguement vulgaire quand même), et moi ça me donne envie de bouger. D'après ce que j'ai pu lire, c'est surtout un groupe à voir en concert, leurs prestations sont complètement explosives.
Ça fait cinq morceaux mais je me permets un petit bonus vu que c'est moi qui décide.
- The Girl And The Robot, de Röyksopp. Autre belle découverte de ces vacances : les norvégiens de Röyksopp, dont j'ai beaucoup apprécié le premier album Melody A.M. pour son côté posé qui m'a vaguement évoqué Air, mais encore plus leur dernier, déjà plus remuant, Junior (qui sera très bientôt suivi par un album plus calme, Senior). C'est Robyn qui pose sa voix sur ce morceau tiré de Junior, une des invitées d'un album sur lequel chante également Lykke Li.
Voilà, j'ai aussi deux autres morceaux mais on s'en passera sans problème. Beaucoup d'électro n'est-ce pas ? Je trouve aussi. 'faut pas croire, j'ai aussi écouté du rock, c'est juste que les morceaux m'ont moins marqué, c'est tout. Je cite quand même The Dead Weather, parce-que c'est vachement bon. Ah, et Kid A, de Radiohead, typique des albums qui se laissent trrrrès lentement dompter, mais vers lesquels on finit toujours par revenir parce-qu'on sent qu'il y a un putain de truc derrière. Il faudra d'ailleurs que j'en parle plus longuement un jour, écouter cet album d'une traite dans le noir complet est une sacrée expérience.
Et Dour ? Dour ? Ch'est quoi Dour ? Mmm ??? Qu'eche que vous lui voulez à Dour ? Nous ne chavons pas où ch'est, Dour. (inspiration libre de Goscinny)
07 septembre 2009
Nickhornbysme nocturne
L'été commence doucement à toucher à sa fin (la rentrée, tout ça), les jours raccourcissent, et ne tardera plus le jour où la radio fera sa une du changement d'heure (s'en suivra alors le débat traditionnel du "c'est bien ou pas ? " accompagné des éclairages d'éternels spécialistes qui doivent en avoir marre de répéter la même chose tous les six mois, ce qui doit correspondre à ma lassitude d'entendre la même chose à intervalles réguliers), même si c'est dans plus d'un mois. Mais bref, je me suis dit que c'était le moment de tester un deuxième nickhornbysme, que voici :
Cinq morceaux qui évoquent la nuit :
Voilà. Pan. La nuit. La nuit, en gros, ça m'inspire la mélancolie et la fête, ce qui s'est largement remarqué dans ma présélection d'une vingtaine de morceaux, qui aboutit à ça :
- Fragile Dreams, de Anathema. Du gros lourd pour commencer : ce morceau est un des nombreux chefs d'œuvre d'Anathema, une perle de rock progressif mais pas chiant, au contraire, qui transporte littéralement l'auditeur. Le rapport avec la nuit ? Écouter ce morceau en zieutant le soleil qui se couche, ça fait vraiment rêver très loin.
- Insomnia, de Faithless. La majorité des morceaux de Faithless m'évoque la nuit, ce qui n'est pas anormal dans la mesure où il s'agit là d'un groupe dont le but est essentiellement de faire danser les gens (mais pas seulement, rappelez-vous ce morceau). Cela dit, entre-autres grâce à son nom, c'est Insomnia qui a emporté mon vote, à la fois pour sa version "single" de 3:35 destinée aux soirées, que pour l'originale de 8:47 qui prend bien le temps de poser une ambiance avant de passer à l'action.
- Discotek, de Pillow. Pillow, c'est tournaisien, mais ce n'est pas par chauvinisme mal placé que j'ai choisi ce morceau, mais plutôt pour ses sonorités post-rock et son beat régulier. Morceau phare de leurs concerts, il me rappelle aussi de bien beaux souvenirs de soirées.
- Comfortably Numb, des Scissor Sisters. Oui oui, la reprise du Comfortably Numb de Pink Floyd, celui avec le fameux solo de Gilmour. En tant que grand adorateur de The Wall, j'aurais pu détester ce morceau, mais c'est l'inverse, je l'adore. Vachement kitsch mais totalement assumé, c'est un morceau largement fait pour la fête et pour la nuit. Moi qui aime les reprises osées, je ne pouvais qu'être comblé.
- Waiting for the Night, de Depeche Mode. Un morceau pas gai pour terminer (les lecteurs avertis auront saisi une vague allusion au morceau précédent). Difficile de ne pas se sentir mal à l'écoute de Waiting for the Night, à écouter de préférence dans le noir, tard (accompagné de tout l'album Violator, tant qu'à faire). Ce morceau fait plus qu'évoquer la nuit, il envoie son auditeur dans les environs de 3h du matin en pleine séance d'introspection, même s'il est midi heure locale. La dernière minute me glace le sang à chaque coup.
Bonne nuit.
03 septembre 2009
A propos.
"Je ne comprends pas comment un groupe a pu à la fois réaliser ce genre de bonbon glam-pop et des délires technoïdes tels qu'on en trouve dans XTRMNTR." que je disais avant hier à propos de Zombie Man. Facile en fait : en le plagiant. C'est quand même décevant, tu t'enthousiasmes sur un morceau, tu l'écoutes plein de fois, tu le fous dans ton premier nickhornbysme, et on t'apprend qu'en fait c'est un pompage intégral d'un morceau de Ringo Starr. Apparamment il n'est pas du tout crédité, donc soit ils lui ont gentiment demandé l'autorisation sans rien dire à personne, soit pas, et ils vont se prendre un procès dans la gueule. Sauf qu'un groupe pareil a autre chose à faire que de partir en procès pour... allez merde, c'est Zombie Man quoi, c'est une blague, c'est efficace mais c'est pas ça qu'on va retenir d'eux. 'mériteraient que je retire ce morceau de mon nickhornbysme et que je le remplace par... Country Girl tiens, du même groupe.
01 septembre 2009
Nickhornbysons un peu
Pour peu qu'on ait la radio, la télé, ou internet, quel que soit son milieu social ou son âge, on a tous une base de donnée musicale. Pour certains elle pèse des dizaines voire des centaines de gigaoctets et brasse une large variété de styles, pour d'autres elle se réduit à quelques CD's par ci par là achetés téléchargés acquis sans conviction parce-que le single sur MCM il sonnait bien. Je termine justement un bouquin de Nick Hornby, et ça m'a donné envie de faire comme dans Haute Fidélité : des listes de morceaux (ou d'albums) sur un thème plus ou moins précis, la particularité des listes étant qu'elles auront toutes les chances d'être totalement différentes 10 minutes après les avoir écrites. C'est inutile, c'est un équivalent des questionnaires à la con qui circulent sur le net, mais on tue le temps comme on peut. Et puis j'ai toujours l'excuse de dire que j'ai trouvé l'inspiration dans un de mes bouquins préférés. Exemple :
5 morceaux à écouter le matin quand tu vas au boulot/en cours/remplir une obligation quelconque. Faciiiile qu'on se dit, mais toute la difficulté est là : il faut en choisir CINQ, pas un de plus, pas un de moins, la crème de la crème. Quoique le terme se discute, le thème que j'ai choisi là ne se prête pas forcément aux morceaux du meilleur goût, c'est l'efficacité qui prime (en tout cas avec moi c'est comme ça que ça marche, vous faites comme vous voulez j'm'en cogne). Après un rapide et sommaire tri, j'en suis à 30 morceaux, et je sais très bien que j'en ai oublié des tas. Dans Haute Fidélité, ils font ça de mémoire, moi j'ai iTunes pour m'aider. Trente morceaux, et il ne doit en rester que cinq. Galère. Ces 30 morceaux ont la particularité d'éveiller une étincelle en moi, de me faire penser "wah, fun, je vais faire un truc cool dans les 10 minutes qui viennent, c'est obligé", c'est artificiel mais c'est déjà ça, ils ont le mérite de donner le courage d'affronter ce qui va venir : un cours soporifique, une journée de boulot répétitive, une visite chez quelqu'un qu'on n'aime pas, ou que sais-je encore. Ils remplissent l'unique critère.
Après un impitoyable tri, il m'en reste 10. Encore un petit effort. Selon les choix que je vais faire maintenant, je peux soit passer pour un gros bourrin, soit pour un type qui fait un minimum d'effort dans ses choix musicaux.
Voilà.
- Chainsaw Buffet, de Lordi. Je pouvais difficilement commencer par plus atroce, mais c'est ainsi, ce morceau me met la pèche. C'est du rock symphonique FM dans tout ce qu'il a de plus bateau, mais qu'est-ce que ça envoie. Et puis ça débute avec de la tronçonneuse, de la tronçonneuse ! Heureusement que je n'essaye de convaincre personne.
- Zombie Man, de Primal Scream. Histoire de rester dans le gore, sémantiquement parlant. C'est de très loin un des morceaux les moins subtils que ce formidable groupe ait pondu, mais quelle efficacité. Je ne comprends pas comment un groupe a pu à la fois réaliser ce genre de bonbon glam-pop et des délires technoïdes tels qu'on en trouve dans XTRMNTR.
- Wonderlust King, de Gogol Bordello. Ca commence gentil, à l'acoustique, tu te dis "oh que ça a l'air mignon", tu sifflotes et puis BAM, un uppercut et la journée est réussie. Accessoirement, je suis fier, j'ai réussi à glisser du violon dans cette liste.
- Intermission, des Scissor Sisters. La présence de ce morceau ici est un peu surprenante mais je n'ai pas pu me résoudre à le virer de la liste assez vite, le fait est que chaque écoute de ce morceau me donne envie de me déhancher ridiculement et de tourner sur moi-même. Ce genre d'effet aide considérablement à affronter la journée à venir.
- We don't Celebrate Sundays, de Hardcore Superstars. "L'énergie qui s'en dégage est communicative et est au moins aussi efficace que celle qui sort d'un bon vieil Appetite for Destruction, rien que ça. Un p'tit coup de fatigue ? Une dose de Hardcore Superstar et un jogging à poils autours du pâté de maison ne vous fera plus peur. Le tester, c'est l'approuver." disais-je le 27 juillet dernier.
Entre temps, j'ai encore eu cinq ou six nouvelles idées de morceaux. A vous si ça vous amuse. Je reviens dans quelques jours avec un autre thème si ça m'intéresse toujours.
29 août 2009
Ne pas oublier :
- Lundi, me lever à 5h40. Mardi, me lever à 17h40, pour compenser.
- Acheter XTRMNTR, de Primal Scream. De toute urgence. Cet album est une tuerie. Une bombe. Un attentat de l'ETA et d'Al Quaeda réunis.
- Découvrir le reste de la discographie de Primal Scream. En priorité Vanishing Point, Evil Heat et Riot City Blues. Réécouter Screamadelica et Beautiful Future. Et XTRMNTR, encore et encore.
- Sinon, Röyksopp c'est bien aussi.
16 août 2009
Fuckin'summer.
En ce moment, quand je ne réponds pas au téléphone à quelques centaines de mètres de la gare du midi, je m'occupe comme je peux.
- Je lis La Route, et il faut avouer que j'ai déjà lu des romans plus amusants. D'ailleurs je vais enchaîner en (re)lisant un bon vieux Nick Hornby.
- Je m'inspire de Barney Stinson, vestimentairement parlant. >

- Je sors à Louvain-La-Neuve, parce-que bon dieu que cette ville m'a manqué.
- Je fais des LAN avec les cokoteurs, c'est rigolo. Ça aussi ça m'a manqué. Et ça va me manquer jusque septembre.
- Je joue à World of Goo tout seul, c'est très joli mais pourquoi les musiques sont-elles aussi tristes ?
- J'écoute diverses choses : Depeche Mode (c'est ce qui me correspond le mieux en ce moment), Kap Bambino, La Roux, Nephew, Primal Scream, We Are Enfant Terrible, et plus récemment The Dead Weather et les Eagles of Death Metal.
- Et puis aussi Jet, Feist (mais pas trop, c'est un peu triste), les Béruriers Noirs, The Fiery Furnaces et Black Strobe. Entre autres.
- Je dors.
- J'essaye de ne pas trop penser. C'est fatiguant.
- J'attends.
27 juillet 2009
Les achats sont-ils influencés par le moral ?
On pourrait le croire. En tout cas, mes quatre achats musicaux du jour arborent chacun une jaquette particulièrement sombre. Voyez plutôt :

"Damnation", qu'il est écrit en bas à droite.
C'est vrai, je commence par le pire. Mais ce CD, c'est un de ceux qui me suit depuis quatre bonnes années et qu'il fallait vraiment que j'intègre dans ma CD-thèque. Opeth, je n'apprécie pas particulièrement : le trip "Hurlator le Retour", toutes magistrales que soient les compos du groupe, je n'ai jamais vraiment accroché malgré ma bonne volonté. Pourtant, ce groupe se paye le luxe d'avoir un chanteur qui sait AUSSI se parer d'une voix claire. Et là, j'adhère. Damnation, c'est "l'album acoustique" du groupe, comprenez par là qu'au lieu d'être rageur et torturé, il est triste et torturé. Inutile d'y chercher un quelconque réconfort, l'effet délivré par l'écoute de cet album serait plutôt celui de se laisser sombrer dans une masse sombre et cotonneuse, douce mais angoissante. Mais c'est beau, c'est très très beau.
J'en vois qui sourient. C'est vrai, Nightwish n'est pas à proprement parler le groupe qui se décrit le mieux par les termes "bon goût". Le métal symphonique scandinave, c'est quand même particulier. Mais j'y peux rien, Nightwish c'est mon trip, c'est un des premiers groupes qui m'a fait penser "tiens, c'est vachement cool la musique, je ferais bien de m'y intéresser un peu plus, et peut-être en jouer aussi". Les grosses nappes de synthé accompagnées de gros riffs métalleux, c'est un peu moins mon truc maintenant, mais parfois ça fait du bien par où ça passe. La particularité de cet album, le dernier du groupe en date, c'est qu'il a un nom abominable c'est qu'il s'agit de l'album "d'après", comprenez d'après le départ de Tarja Turunen, chanteuse qui portait littéralement le groupe par sa voix absolument formidable. Il faut avouer, la nouvelle chanteuse ne lui arrive pas à la cheville, mais les compos suivent, et ça c'est bien.
Cette boîte a un petit je-ne-sais-quoi d'air de fête si on la compare aux précédentes. En fait, j'ai un peu triché, cet album n'a rien de déprimant, il a au contraire la capacité de me foutre une pèche incroyable. L'énergie qui s'en dégage est communicative et est au moins aussi efficace que celle qui sort d'un bon vieil Appetite for Destruction, rien que ça. Un p'tit coup de fatigue ? Une dose de Hardcore Superstar et un jogging à poils autours du pâté de maison ne vous fera plus peur. Le tester, c'est l'approuver.
Je succombe à la hype si je veux. Parce-que c'est bien gentil d'acheter des albums qu'on connaît par coeur, mais il faut parfois se laisser le plaisir de la découverte. Dans le cas de Kap Bambino, l'écoute du premier album m'a au moins permis de ne pas faire un achat totalement aveugle, mais un peu quand même vu qu'il s'agit là de leur second. Kap Bambino, c'est français, c'est de l'électro, et c'est un peu punk aussi. Ca va vite, la chanteuse hurle, et ça donne aussi envie de danser. C'est un peu court par contre, juste une demi heure de musique. Dans quelques écoutes je saurai s'il s'agissait d'un achat judicieux ou non.
24 juillet 2009
Et maintenant.
Ecouter, lire. A l'instant : Peter Bjorn & John, album Writer's Block. Ca me plaît, ça me plaît même beaucoup. Quant à la lecture, un petit passage dans une librairie d'occaz' devrait, j'espère, étancher ma soif. J'ai envie de SF, de la bonne vieille SF qui t'envoie sur Alpha du Centaure ou qui détruit la Terre un grand coup. Du Robert C. Wilson par exemple. Pas du Asimov, y'en a marre de Asimov. Ou alors je pourrais me lancer dans Hypérion, si je trouve le premier tome, il paraît que c'est très bien dans le genre.
Ca me rappelle que j'ai recommencé Universal War One, la BD SF de Barjam, et qu'une fois plus c'est incontestable : il s'agit probablement de la meilleure série que j'aie lu. C'est vrai que j'aime aussi la BD, il ne faudrait pas que je l'oublie, ça fait bien longtemps que je n'en ai plus acheté. Hormis les Boulet bien sûr, mais ça me plairait bien de replonger dans une nouvelle série dessinée, ce n'est d'ailleurs pas le choix qui manque.
Hier je suis retombé sur un vieux blog 20six que je tenais jusqu'il y a plus de deux ans (presque trois en fait, j'y ai écrit le dernier article le 14 octobre 2006). Ca m'a fait bizarre de relire tout ça, surtout que j'écrivais beaucoup à l'époque, et que le fait que je n'avais montré ce blog à personne me rendait finalement très libre (notamment d'y écrire pas mal de conneries). J'y ai revécu mes premiers concerts, mes 17 ans (c'était hier non ? Ah bah non.), et pas mal d'instants futiles qui m'ont arraché plus d'un sourire. Il faudrait que j'imprime tout ça avant que les serveurs ne lachent, c'est une bonne manière de ne pas perdre certains souvenirs qui auraient disparu sinon. Un concert devant des chevaux, une soirée mémorable finie dans la déchéance la plus totale (je signale à qui de droit que j'y ai trouvé la confirmation de la date exacte), une journée de festival (tiens, déjà), diverses lubies, une fin d'exams mouvementée, etc... Je savais que c'était pas perdu tout ça.
23 juillet 2009
Hey hey Zombie Man
J'avais justement besoin de nouveaux hymnes pour me rebooster, de nouveaux morceaux entraînants et motivants. Ironie du sort, c'est Zombie Man le bien nommé qui m'a tapé dans l'oreille aujourd'hui. Normal. Merci Primal Scream.



